Que font nos cavaliers pendant l’hiver ?

 

Par Patrick Leimgruber

 

Bien sûr, bon nombre d’entre nous tentent de trouver quelques avantages à cette saison même si cette année, on n’arrive pas toujours à savoir si nous sommes en hiver ou au printemps… Quoiqu’il en soit, il y en a quelques uns parmi nous, que je me permettrais d’appeler « chanceux » qui ont traversé la frontière pour quelques températures plus clémentes et surtout la possibilité de concourir encore.   

Tous les ans, les cavaliers migrateurs s’envolent vers le sud. Peter Barry, Colleen Loach et Pascale Wagner-Tremblay sont de ceux qui se retrouvent soit en Floride soit en Caroline du nord ou du sud. Pour ceux qui ne sont pas partis du Québec la seule Caroline que nous pouvons visiter, c’est Caroline Gaudette !!! Trêve de plaisanterie, ils ne restent pas moins vrais - qu’eux - (j’ai envie de le réécrire « les chanceux » ne se posent pas la question de savoir s’il va neiger ou pas, si les pistes de ski sont ouvertes et autres dérisoires préoccupations puisqu’ils montent au soleil ! Vous voulez d’autres exemples, demander à Isabelle et Yves Landry, eux aussi font partie de cette catégorie de chanceux ! (Oui je l’écris encore, je persiste et je signe !)

 

Parallèlement, elle travaille comme « étudiante-apprentie » en montant de 3 à 5 chevaux de niveaux internationaux et en prend bien évidemment le plus grand soin. Cela sous-entend la répétition quotidienne de tous les gestes nécessaires au confort des chevaux, à leur entretien ainsi que toutes les tâches qui incombent à l’enseignement d’un cavalier ayant des visées internationales. C’est un apprentissage complet qui va jusqu’aux soucis des meilleurs soins alimentaires à offrir aux chevaux de compétition réservant ainsi à chacun d’entre eux tous les éléments participant à leur bien être et leur succès.

 
Cette année, cependant, il y a un nouveau visage sur le circuit du sud des États-Unis, il s’agit d’Olivia Todaro. Elle s’est aussi envolée avec sa jument Ultimate Cachet, loin de nous. Olivia profite d’une année sabbatique avant son entrée à l’université pour parfaire sa technique et ses connaissances en s’entraînant avec Kelli McMullen-Temple à la ferme Windermere près de Middleburg en Virginie. Elle est tout à fait consciente du privilège qui lui est réservée en étant ainsi conseillée par la troisième cavalière sur la liste courte de l’équipe nationale. Olivia a participé à quelques concours cet automne sous la houlette de cet entraîneur de renom.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


C’est un stage extrêmement enrichissant qu’Olivia suit scrupuleusement 6 jours sur 7. Olivia est peut-être chanceuse mais elle est surtout passionnée et relève le défi d’un enseignement de qualité.

Après une petite escapade dans sa famille en décembre pour les fêtes de fin d’année, Olivia est retournée veiller sur les chevaux dont elle a la responsabilité ainsi que sur sa jument, tout ce petit monde étant ces dernières semaines, au repos. Parce que j’oubliais, les chevaux aussi profitent de cette température du sud pour passer beaucoup de temps à l’extérieur dans des prairies vallonnées où il fait bon paître. Mais, car il y a un mais tout de même, c’est un calme bien mérité puisqu’une saison d’entraînement intensif se profile. Kelli et sa troupe (une dizaine de chevaux et quelques autres étudiants comme Olivia) vont prochainement sillonner le sud de la Caroline et aller près de Aiken ou les jeunes cavaliers et cavalières cohabiteront et peaufineront leur connaissance jusqu’à ce que l’heure du retour sonne et que nous les retrouvions pour la compétition internationale deux étoiles à Bromont en juin prochain.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cette « pré-saison » de compétition sera sans aucun doute pour Olivia et sa jument, un entraînement extraordinaire et riche lui livrant les secrets d’une préparation sérieuse aussi bien mentalement que physiquement pouvant lui ouvrir les portes des rigoureuses compétitions Nord américaines. Car le succès d’un couple cavalier cheval réside en un habile dosage de conditionnements physiques et mentales qui s’avèrent être les complices de recettes gagnantes avec aussi, sans aucun doute, une grosse dose de persévérance et d’humilité. Olivia ne pourra sortir qu’avec succès d’une expérience si précieuse qui lui servira longtemps. 

Bonne chance Olivia et Cachet !

 

Vous voulez d’autres scoops … J’en ai un … de source certaine mais confidentielle. Saviez-vous que les sœurs Johansson, Anna et Lisa, n’ont pas traversé la frontière car elles ont décidé de participer cette année encore au Marathon Canadien de ski de fond. Elles s’entraînent assidûment pour parcourir plus de 160 km sur deux jours en février prochain. Du moment que l’on parle de cross country, à cheval ou en ski, il y a toujours au moins une Johansson qui répond présente.

Un autre scoop, mais ce dernier vous ne le répétez pas, celui qui suit derrière, en vain d’ailleurs, et qui se demande pourquoi il a répondu oui au défi, c’est moi ! Olivia, peux-tu me prêter un cheval avec des bons fers d’hiver ?!